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L’alimentation, un déterminant majeur du vieillissement réussi des séniors

En 2020, un tiers de la population française sera considérée comme sénior étant donné la poursuite de l’allongement de l’espérance de vie. Or aujourd’hui, vieillesse ne rime plus avec maladie.

 

L’alimentation est clef pour le maintien de la santé et du bien-être de la population senior.

 

En quoi l’alimentation peut-elle participer à un « vieillissement réussi », libéré des maladies récurrentes et associé au maintien de l’activité physique, intellectuelle et sociale ?
La population des seniors n’est pas égale face au vieillissement. Les uns restent longtemps actifs et en bonne santé, les autres sont moins actifs et risquent d’être sujets à des pathologies. D’autres, enfin, sont quasiment dépendants car ils souffrent de maladies aiguës ou chroniques.
On distingue aujourd’hui deux degrés de vieillissement : le vieillissement primaire lié à des facteurs génétiques du vieillissement secondaire qui peut être accéléré par les maladies et la manière de s’alimenter.
Le vieillissement entraîne parfois une perte d’appétit et une diminution du goût. Réciproquement, l’alimentation a un impact sur le vieillissement : il est important malgré tout de continuer à avoir des apports énergétiques satisfaisants en quantité et en qualité.
Le Programme National Nutrition Santé donne ainsi quelques préconisations aux plus de 55 ans.
Grâce à des apports suffisants de protéines, l’alimentation peut favoriser le maintien de la masse musculaire et ainsi éviter la sarcopénie qui rend difficile les déplacements. Le calcium, la vitamine D et les protéines permettent de lutter contre la diminution de la masse osseuse qui est facteur de chutes et de dépendance à terme. Les  vitamines et minéraux antioxydants, que l’on trouve dans l’alimentation favorisent la diminution du stress oxydatif, responsable du vieillissement accéléré des cellules.  Enfin, l’alimentation est essentielle pour préserver les fonctions intellectuelles : le cerveau est particulièrement dépendant des apports nutritionnels.

Source : Colloque IFN «L’alimentation des seniors» du 1er décembre 2009
Intervenante : Monique Ferry, chercheur Inserm à l’Université Paris XIII et médecin

6 commentaires 18 décembre 2009


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